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Dimanche 18 février 2007

La corrida, rite sanglant que 83 % des Français réprouvent, consiste à torturer six taureaux durant un quart d'heure chacun. Passé ce laps de temps, le taureau comprend qu'il faut foncer dans le torero et pas dans l'étoffe rouge. Il devient alors un criminel aux yeux des aficionados...
En premier lieu, le picador enfonce une lance (jusqu'à trente centimètres de profondeur) et fouille la plaie, afin de cisailler le ligament de la nuque et contraindre l'animal à baisser la tête. Il ouvre ensuite la blessure en y plantant six harpons de quatre à sept centimètres : les banderilles.
  L'animal est enfin mis à mort, au mieux d'un seul coup d'épée mais c'est rarissime. Une épée plus courte et un poignard sont alors nécessaires pour porter les coups ultimes. Triste record détenu à ce jour : trente-quatre tentatives !

 

 

AFFAIBLIR LE TAUREAU...

L'afeitado est une mutilation légalement pratiquée lors des
 corridas dites de bienfaisance (sic) au profit d'associations
caritatives qui acceptent l'argent de la torture :
 AIDES, Chrysalide, Sésame autisme
La Croix-Rouge, Ciel ou La Clé,  afin de
 réduire les risques encourus par les toreros qui sont
censés se produire à titre gracieux. Il serait effectivement
malséant qu'ils se blessent alors qu'ils ne sont même pas
rétribués... Ces festivals de malfaisance échappent totalement
 à la TVA à raison de six par an. L'afeitado consiste à scier à
 vif cinq à dix centimètres des cornes du taureau, puis à repousser
 la matière innervée vers la racine. Ce procédé indigne revient à  ôter
 au taureau toute perception spatiale et à le diminuer
psychologiquement. Les toreros, qui peuvent gagner
jusqu'à 243 918 euros pour une seule prestation, prennent de moins
 en moins de risques en exigeant ces amputations ignobles,
 d'autant que de 1948 à 1993, on a enregistré six morts de toreros
 pour 34 033 taureaux tués en France et en Espagne.

Évoquons également ce que les commentateurs taurins
nommentfaiblesse. Doux euphémisme... 
Les animaux,nourris aux aliments composés, évoluent dans
des espaces de plus en plus réduits et manquent de qualité
musculaire. La plupart s'agenouillent,pitoyables, dès leur entrée
en piste.

De plus, des sédatifs identifiés lors d'autopsies leur sont parfois
 administrés.
Sur 6 000 taureaux tués en Espagne en 1997, vingt-sept prélèvements
ont été analysés et quatre ont révélé la présence
de produits illicites. On a retrouvé des traces de
Fénylbutazona pour dissimuler des boiteries et
également des traces de Flumixin, un anti-stress
qui tranquillise et favorise l’endormissement !

Enfin, des autopsies en notre possession attestent
 qu'en 1995 et 1996, une proportion accablante de taureaux
était frappée de maladies particulièrement invalidantes.
 Comment oser dès lors, parler d'un combat d'égal à égal ?
Quant aux chevaux, que l'on n'évoque jamais,
leur sort n'est pas plus enviable...
Par Orioli Johan - Publié dans : combactive.asso
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